Portrait street art peint au pochoir sur un mur en pierre, illustration de l'art urbain manceau

Le Mans : le street-artiste Tian expose vingt ans de collages et pochoirs

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Au Mans, un nom revient depuis quelques semaines dans les conversations des amateurs d’art urbain : celui de Tian, street-artiste manceau dont la ville célèbre vingt ans de carrière. Né Christian Lecouble en 1964, il a grandi dans le quartier ouvrier d’Allonnes avant de devenir l’une des figures les plus reconnaissables de l’art urbain dans la Sarthe, avec des œuvres visibles jusqu’à Berlin, Londres ou New York.

Du punk-rock aux collages de rue

Avant de coller ses premiers portraits sur les murs manceaux, Tian a d’abord fait ses armes dans la musique. En 1982, il fonde le groupe punk-reggae Nuclear Device, qui tourne sur les scènes alternatives françaises jusqu’à la fin des années 1980. Ce n’est qu’à partir de 2006 qu’il se tourne vers les arts plastiques, en se réappropriant les techniques de la sérigraphie puis du pochoir. Un an plus tard, en 2007, il investit pour la première fois les murs du Mans avec des collages papier, avant d’étendre sa pratique à Paris puis à l’international.

Vingt ans d’un travail ancré dans la ville

Le travail de Tian s’attache à la nature humaine et à ses ambivalences : portraits au pochoir, couples ou trios saisis dans des postures tendues, exploration du lien amoureux et de la domination. Une esthétique reconnaissable qui a fini par dépasser les frontières manceaux, puisque ses collages ont depuis été repérés à Bruxelles, Varsovie ou São Paulo. Mais c’est bien Le Mans qui reste, selon ses propres mots, son terrain de jeu favori. La Sarthe compte d’ailleurs d’autres initiatives patrimoniales portées par des passionnés, à l’image du train touristique de la Transvap à Beillé, qui fait lui aussi vivre la mémoire locale à sa manière.

Au printemps 2026, le hangar Crealab, place d’Alger au Mans, a accueilli une rétrospective réunissant 85 œuvres produites entre 2004 et 2026. Une partie d’entre elles, issues de collections privées, n’avaient encore jamais été montrées au public. L’exposition retraçait ainsi deux décennies de pratique, des premiers pochoirs de rue aux pièces les plus récentes, dans un parcours pensé comme un véritable bilan de carrière.

Une rétrospective qui s’inscrit dans une actualité culturelle chargée

Cette célébration intervient alors que plusieurs villes françaises multiplient les initiatives autour de l’art dans l’espace public. À Autun, en Saône-et-Loire, la biennale d’art contemporain « Natures » a réuni cet été des installations en plein air, tandis qu’à Angers, un nouveau festival dédié au patrimoine musical a fait ses premiers pas début septembre. Autant de signes que la rentrée culturelle 2026 met la création locale à l’honneur, loin des seuls grands musées parisiens. Ceux qui veulent explorer cette actualité peuvent consulter les rubriques Arts et Tourisme de l’annuaire pour repérer d’autres initiatives locales, ou encore la rubrique Loisirs pour organiser une sortie autour du patrimoine urbain.

  • Naissance au Mans en 1964, débuts dans le collage de rue en 2007
  • 85 œuvres exposées au printemps 2026 au hangar Crealab, dont des pièces inédites issues de collections privées
  • Une reconnaissance qui dépasse Le Mans, avec des collages repérés à Berlin, Londres, Bruxelles ou New York

Questions fréquentes

Qui est Tian, le street-artiste du Mans ?

Tian, de son vrai nom Christian Lecouble, est un artiste né au Mans en 1964. Après une carrière dans la musique punk-reggae, il se tourne vers l’art urbain à partir de 2006-2007, avec des collages et pochoirs représentant des portraits et des scènes intimes.

Où peut-on voir les œuvres de Tian ?

Ses collages restent visibles dans les rues du Mans, où il continue de coller régulièrement de nouvelles pièces. Une grande rétrospective de 85 œuvres s’est tenue au printemps 2026 au hangar Crealab, et certaines de ses créations ont également été repérées à l’étranger, notamment à Berlin, Londres ou New York.

Pourquoi cette rétrospective est-elle importante pour la scène locale ?

Elle marque vingt ans de pratique artistique et met en lumière un parcours largement construit dans l’espace public manceau, avant toute reconnaissance institutionnelle. Elle s’inscrit aussi dans un mouvement plus large de valorisation de l’art urbain par les villes moyennes françaises.

Sources :
ICI Maine (France Bleu) ·
France Bleu / ICI ·
Site officiel de l’artiste Tian

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